Hé ouais, je bosse ! Jeune homme, je ne me suis pas précipité pour trouver un emploi qui me plaise. Passé la trentaine, un vrai beau métier m’a enfin tendu les bras. Avant cette révélation, j’ai cumulé par périodes des petits jobs ingrats et mal payés.
Fut-ce un vrai choix ? Ça y ressemble un peu. Disons que c’est la conséquence d’un choix intéressant et courageux. A 21 ans, embarqué dans une filière universitaire peu motivante, j’ai décidé de tout quitter et d’aller découvrir le monde. J’ai appris les sciences humaines sur le tas. L’Aventure avec un grand tas ! Quelques années seul à courailler la planète, ça dégrossit pas mal.Le métier de formateur, j’y ai été initié pourtant assez tôt. J’ai animé mes premiers stages à l’âge de 20 ans. Bien que frustré par mon amateurisme, je n’avais pas connu grand-chose d’aussi exaltant. Une décennie a passé avant que je m’engage plus sérieusement dans le métier.
En France, une tradition veut que le 1er avril soit une bonne journée pour se faire des blagues. Ce jour-là en 1995, je me suis fait une queue de poisson dans le dos en ouvrant officiellement mon cabinet. Libéral, indépendant, free-lance… malgré la peur que m’inspirait cette aventure sédentaire, tous ces termes sonnaient plutôt bien à mon oreille librophile.
Durant ma première décennie d’exercice, les prestations du cabinet se limitèrent à la formation, le conseil et la psychothérapie. Quelques conférences, de rares congrès, il y eut bien quelques événements inhabituels qui complétèrent mon fond de commerce. Mais je dois bien reconnaître que ces passionnants métiers, je sens que je m’y épanouis moins maintenant. Je continue de les trouver très intéressants mais j’aspire à leur donner un complément sensiblement plus consistant. Je pense que ne plus les pratiquer me manquerait mais je souhaite simplement une répartition différente.
Au début des années 2000, je me suis mis à écrire. En 2006, j’ai commencé à toucher mes premiers droits d’auteur. Pas de quoi fanfaronner ni croûter avec ces maigres cacahuètes. Mais pourtant, je suis déterminé à vivre moins chichement de ma plume. C’est en plein cœur de cette phase de transition que j’ai entrepris la création de Moi.coM