Des poèmes



Une autre idée du monde du travail

Les Entreprises Humaines (2005)

Des humains qui prennent entre leurs mains
Le contenu de leurs prises et hument un par un
Les sens de leurs gains.
Des humains qui prennent entre leurs mains
Le contenu de leurs prises et hument en parrains
L’essence de leur lien.

Entre prises humaines et prix humains,
Se balancent les valeurs de l’être et de ce qu’il produit.
Entreprises humaines entre nos mains,
Nos lendemains s’entreprennent aujourd’hui.

Flash info LEH octobre 2005 (format pdf)



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Souvenirs de jeunesse

Can't and do (Evry, juillet 1983)

Suffer again, I must
Bid you farewell, I can’t
Give me your love, you shan’t
Once more, I bite the dust

Without me, no one does mind
Be happy, I’ll be all right
For your love, switch on the light
Switch it of, for me be blind!

Ouvre les yeux et laisse filer
Une dernière perle de ta pitié
Dont je ne veux pas.

Ferme les yeux et laisser filer
Un dernier baiser de mon amour
Dont tu ne veux pas.

 

Cancerifemme (Evry,8 juin 1982)

Une effroyable odeur de tabac froid s’est ruée sur mes fringues et me hante les sinus cloîtrés, frustrés, désaromatisés sous l’incommensurable fardeau de morve printanière qui laisse pourtant filtrer les fumées blanches et noires de centaines de blondes et de ma dernière brune qui a fui ma flamme comme j’ai craint la sienne qu’elle a voué à un autre qui s’est bien gardé de la craindre. Heureuse, elle se consume lentement, laissant éparses derrière elles, les cendres encore brûlantes d’un mégot éteint, fardé de rouge, cerclé de noir et entaillé à la jointure à jamais fragile du filtre pendant.

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Le temps d'un rêve (Évry, 31 octobre 1982)

Au temps doux et tiède où tu baignais mes lèvres de framboise et de tendresse, ennivrant mes yeux de beauté juvénile, emplissant mon cœur des couleurs de l’amour, tes yeux réfléchissant les miens, ton cœur rythmant le mien, tes jeunes seins effleurant mes doigts engourdis par l’innocence, ton amour et le mien ne faisant qu ’un… je rêvais.

Au temps tendre et chaud où tu feras de ma bouche un abîme de sensualité, de mes yeux ton reflet, de mes sons ta voix, de mon univers ta vie, mêlant harmonie et infini plaisir à nos caresses, unissant nos deux corps dans un concert de douceur, ton amour et le mien ne faisant qu’un… je rêverai.

Au temps virtuel de l’amour où tu me prends par la main, où nous partons à deux sur les routes du bonheur commun, ton amour et le mien ne faisant qu’un… je rêve. Car tu n’es pas là au temps froid et sans amour où tu n’existes même pas.

 


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